C’est quoi le vrac au fait ? Découvrez ce “nouveau” mode de consommation

C’est quoi le vrac au fait ? Découvrez ce “nouveau” mode de consommation

Du Bonheur en Bocal, c’est une épicerie vrac (et bio et proposant des produits locaux autant que possible). Mais au fait, que veut dire “vrac” ?

C’est ce dont nous allons vous parler dans cet article 🙂

Le vrac, un retour aux origines…

Jusqu’aux années 1950 environ, avant l’apparition des supermarchés et hypermarchés, avant l’industrialisation de la production de nourriture, lorsqu’on voulait remplir le garde-manger, on s’y prenait autrement qu’aujourd’hui 🙂

Si on habitait à la campagne, on produisait souvent une partie de sa nourriture, en ayant quelques poules, un jardin potager, et pourquoi pas une vache… Et on s’approvisionnait directement chez des fermiers du coin.

On avait un lien direct et étroit avec la source de notre alimentation. On connaissait le producteur, sa façon de travailler et on était en phase avec les saisons et leurs productions.

Si on habitait en ville, on allait chez l’épicier et on achetait alors… en vrac 🙂

Notre épicerie ressemble assez aux épiceries d’antan !

On utilisait des sacs et emballages qui étaient réutilisables. Cela n’avait pas de sens de jeter un sac parfaitement réutilisable pendant des années !

D’ailleurs, le tissu dont étaient faits ces sacs avait de la valeur. Dans les romans de Zola ou de Hugo, vous lirez des histoires dans lesquelles des enfants sont heureux de recevoir, comme cadeau d’anniversaire ou de Noël (donc exceptionnellement) une orange, du chocolat ou un ruban. Et oui, des vêtements ou du tissu, cela représentait un vrai cadeau.

Un retour au vrac après un interlude assez court !

Et concernant le frais ? Je me souviens très bien, et cela date des années 1980 (ce n’est pas si loin !), de ma grand-mère qui recevait la livraison de son lait, en ville, 1 à 2 fois par semaine, et qui remettait les bouteilles (en verre) déjà nettoyées au livreur.

Jusqu’à l’avènement du plastique et des emballages industriels, elle n’avait jamais utilisé plus de 5 ou 6 bouteilles en verre pour sa consommation de lait, hormis l’occasionnelle bouteille cassée par mégarde.

Comparons cela aux centaines de bouteilles de lait en plastique qu’une famille française met à la poubelle chaque année, juste pour sa consommation de lait.

C’est pour cette raison principale que le vrac constitue aussi et avant tout un retour au bon sens.

Et un retour au bon sens, tout simplement !

Vous avez certainement entendu parler de la pollution plastique dans les océans.

Voici une photo trouvée sur Internet, parmi de nombreuses autres, du résultat de nos emballages en plastique.

océan de plastique : des déchets plastiques couvrant l'océean
Source de la photo : bilan.ch

Ce n’est pas très beau, mais surtout c’est très mauvais pour l’océan et ses habitants !

Les vrais chiffres du recyclage en France

Il existe bien entendu une filière du recyclage en France, qui s’occupe à tenter d’endiguer tous les emballages plastiques, mais il faut savoir que :

  1. tous les emballages ne sont pas recyclables à l’infini (ils sont alors incinérés)
  2. 68% des déchets sont recyclés en France (source Citeo) en 2019. Ce chiffre est certainement encourageant, mais cela veut aussi dire que des centaines de milliers de tonnes d’emballages ne sont pas recyclés, chaque année, juste pour la France ! 

Pour résumer, les emballages plastiques sont pour partie seulement recyclés (et finissent dans nos rivières puis dans l’océan). S’ils ne peuvent être recyclés, ils sont incinérés, ce qui représente une aberration complète : 

  • on produit un emballage pour un usage unique, 
  • qui est ensuite transporté en camion, dans une usine, 
  • pour le brûler (en produisant une pollution atmosphérique).

Toutefois, dans certains contextes bien précis (domaine de la santé par exemple), ils sont vitaux. Notre objectif n’est pas de dire qu’il ne faut plus aucun plastique, mais qu’on peut certainement diviser par 100 leur quantité !

La consommation en vrac, au quotidien, a un réel impact, même à l’échelle d’une seule famille. Ce n’est pas un “petit geste qui ne servira à rien” : en une année, une famille de 4 personnes, c’est 2 tonnes de déchets ! (dont une partie d’emballages à usage unique).

Multipliez ces 2 tonnes par 100 familles qui passent au vrac, vous avez de quoi remplir chaque année plusieurs poids lourds.

Sur un plan légal, le vrac c’est quoi ?

L’association Réseau Vrac, dont nous sommes adhérents, l’indique sur son site Web (en citant la loi liée au vrac). Le vrac, sur un plan légal, c’est : 

“Vente au consommateur de produits présentés sans emballage, en quantité choisie par le consommateur, dans des contenants réemployables ou réutilisables.”

Les choses sont claires : lorsque vous consommez en vrac, en tant que client.e, vous pouvez :

  1. amener vos propres emballages et contenants, qui sont réutilisables (des sacs en tissu, des contenants en verre, voire en plastique)
  2. choisir exactement la quantité dont vous avez besoin, et n’êtes pas obligé.e d’en acheter deux fois que nécessaire.

Une filière du vrac en plein essor en France

Une forte croissance des ouvertures d’épiceries vrac

Les épiceries vrac connaissent un vrai engouement dans notre pays :

evolution du nombre d'ouvertures d'épiceries vrac en France, 2015 à 2019
Source : Association Réseau Vrac

Comme vous le voyez sur ce graphique, le nombre d’ouvertures augmente d’année en année.

Et notre région des Pays-de-la-Loire fait partie des régions les plus en avance sur le vrac, avec de nombreuses épiceries sur le territoire.

Évidemment, par rapport à la consommation globale, il s’agit encore d’un mode de consommation “négligeable”, mais il croît très vite et il est aussi source d’inspiration pour les grandes chaînes, qui se mettent progressivement au vrac, elles aussi.

Un mode de distribution qui crée de l’emploi et des entrepreneurs

Consommer en vrac, c’est également sortir d’un système industrialisé, où ce sont les machines et le pétrole qui travaillent (les camions, les transpalettes, etc.) et où les humains sont en général considérés comme des “ressources” interchangeables.

Dans une épicerie vrac, on fait travailler des gens : en moyenne 1,5 ETP (équivalent temps plein) par commerce. 

Prenons une comparaison avec une grande chaîne de supermarchés (Carrefour), leur chiffre d’affaires par salarié est d’environ 750.000€.

Pour une épicerie vrac, c’est environ 2 emplois pour 250.000€ de chiffre d’affaires.

En consommant vrac, vous créez grosso modo 6 fois plus d’emplois qu’en allant au supermarché !

Consommer c’est voter !

Et pour finir, le vrac, c’est aussi, pour l’instant, surtout un métier de femmes qui sont en reconversion professionnelle :

  • 80% des épiciers sont des épicières, 
  • 70% ont des enfants, 
  • et 96% ont effectué une reconversion professionnelle (comme c’est notre cas).

Pour résumer : les avantages du vrac

Si on résume, faire ses courses en vrac, c’est plein d’avantages.

Et plus largement, faire ses courses dans une épicerie bio et vrac, telle que Du Bonheur en Bocal :

  • cela limite les emballages plastiques, source de pollution,
  • c’est porteur de sens, c’est “logique”, cela fait plaisir,
  • c’est créateur d’emplois locaux et soutient l’économie locale,
  • cela soutient aussi les producteurs agricoles locaux,
  • et soutient la filière bio.

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